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Hugh Howey – Silo

couv67614149Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin.
Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

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Silo nous narre donc la vie d’une famille d’agriculteurs de maïs dans le Kansas. Mais tout bascule le jour où Francis, le fils aîné, décide de devenir cultivateur de pommes de terre… Non pardon, je confond. C’est le titre faut dire, ça perturbe…

Donc Silo. Je passerais sur la genèse de ce roman, on s’en fout (et puis Google est là pour ça). Après une introduction qui nous mène à travers un dédale de marches, de complots et de trucs louches, on entre dans le vif du sujet en nous présentant les personnages principaux. Enfin, surtout la, les autres on s’en fout, ils sont nazes (surtout ce crétin de Lukas, perdu dans ses étoiles… Andouille va !). Bon faut dire que la pauvre Juliette (qui se nomme ainsi parce que ses parents adoraient la pièce, sérieux hein !) à un peu tout de la caricature ambulante. Elle est jolie, intelligente, débrouillarde et sait botter des culs quand il le faut. Et elle est un peu torturée aussi (c’est à la mode les personnages torturés, je vois déjà l’adaptation où Juliette regardera le gigantesque escalier du silo en fronçant les sourcils !). Le « méchant » aussi est caricatural. En fait tout le monde est caricatural dans ce silo, mais c’est pas grave. On avance quand même, parce que faut dire qu’on a envie de savoir bon sang de bois ! (j’ai bien envie de vous gâcher le suspens, mais en fait non, débrouillez-vous !).

En fait, le seul personnage vraiment intéressant, c’est le silo en lui-même. Avec sa hiérarchie social, son gigantesque escalier de métal qui rythme la vie de ses habitants, ses règles complètement barges (j’ai classé ce roman en Post-Apocalyptique, mais il aurait pu gagner sa place en Dystopie sans problème…) et sa place, enterré au beau milieu d’un champ de désolation mortel (point de spoiler ici, vous découvrirez la vérité au bout de 10 pages, au moins on a pas un pseudo suspens de « mais qu’est-ce qu’il y a à la surface ? »). Au fur et à mesure de la lente montée de Juliette, à la fois géographique et sociale (oui les classes laborieuses sont en bas et les classes aisées en haut, original n’est-ce pas ?) on voit peu à peu les pièces du puzzle se mettre en place. Qu’est-ce que ce silo ? Qui dirige ? Pourquoi ? Y a eu quoi à la surface ? Une fois n’est pas coutume, on aura la plupart des réponses à nos questions. Et ça c’est bien !

 
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Publié par le 2 avril 2015 dans Lectures

 

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